Les verdures asiatiques
02 MARS

Article écrit par Joseph Chauffrey, qui produit 300 kg de fruits et légumes par an dans son jardin de 150 m2 en ville.

Pak Choi nain (en haut) et Moutarde japonaise Yukina Savoy (en bas)

Les légumes qui nous viennent d’Asie sont nombreux.

Généralement de la famille des Brassicacées comme le choux, le radis ou le navet, les verdures asiatiques produisent de belles feuilles qui peuvent être utilisées crues, cuites à l’étouffée ou sautées comme c’est souvent le cas dans la cuisine traditionnelle asiatique. Possédant des noms à sonorité asiatique, parfois intitulées moutardes japonaises dans les catalogues, nombreuses sont les variétés qui peuvent être testées au potager.

En voici quelques-unes qui peuvent être consommées crues en salade (goût parfois prononcé mais jamais piquant) : moutarde douce Wild Garden, moutarde japonaise Mizuna Purple, moutarde japonaise Tokyo Bekana, Pak Choy nain (ou de Shanghai), moutarde japonaise Yukina Savoy… et beaucoup d’autres !

Jean-Martin Fortier, un maraîcher Québécois produisant de nombreuses verdures asiatiques a quant à lui une préférence pour les variétés Tatsoi, Mizuna et Ruby Streaks (pour plus d’informations consultez son livre Le jardinier maraîcher).


Verdures asiatiques dans la serre le 10 janvier 2016
La récolte des verdures asiatiques s’effectue généralement feuille à feuille, au fur et à mesure des besoins, en coupant les tiges à leur base. Si la récolte est effectuée proprement, elles repousseront, permettant une deuxième récolte quelques semaines plus tard.

Elles peuvent être semées toute l’année, mais c’est en hiver qu’elles présentent le plus grand intérêt en raison de  leur croissance rapide et de leur bonne résistance au froid. Elles supporteront aisément des températures de - 3 °C en extérieur, voire moins si elles sont protégées par un tunnel ou un simple voile de protection.

Pour la culture hivernale, semez-les en plaque de culture (ou en godet) de fin septembre à mi- octobre, repiquez-les 3 semaines plus tard (25 cm en tous sens), elles vous régaleront dès le mois de février si l’hiver est clément, mars ou avril en conditions plus rigoureuses.

Leur seul défaut est d’être un met de grand choix pour les chenilles et limaces. Leur culture impose donc une surveillance régulière afin de ne pas voir sa récolte dépréciée.

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